2020 : Monique Chabre-Peccoud, Gérard Berry, Claude Girault et Aurélie Jean sont membres d’honneur.

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La Société informatique de France distingue chaque année des personnalités pour leur engagement dans la promotion de la discipline Informatique, que ce soit dans la société, l’enseignement, la recherche ou l’industrie.  Ces personnalités sont «Membres d’honneur » de la SIF.

Cette année 2020, quatre personnalités ont été nommées Membres d’honneur : deux femmes et deux hommes, et en même temps des universitaires et des industriels. La cérémonie de nomination 2020 se déroulera le 4 février 2020 , lors du congrès annuel de la SIF à Lyon. Leur discours enregistrés seront accessibles en bas de cette page.

Sont Membres d’honneur 2020 de la SIF :

 

Gérard Berry

Ancien élève de l’École polytechnique, ingénieur général du corps des Mines, membre de l’Académie des sciences, de l’Académie des technologies et de l’Academia Europaea, Médaillé d’or du CNRS en 2014, Gérard Berry a été chercheur à l’École des mines de Paris et à l’Inria de 1970 à 2000, directeur scientifique de la société Esterel Technologies de 2001 à 2009 puis directeur scientifique Inria et président de la commission d’évaluation de cet institut de 2009 à 2012. Au Collège de France, il a tenu la chaire annuelle d’Innovation technologique en 2007-2008 et la chaire annuelle Informatique et sciences numériques en 2009-2010, avant de rejoindre cette institution en 2012 comme professeur de plein exercice sur la chaire Algorithmes, machines et langage. Il est devenu professeur émérite  fin 2019. Sa contribution scientifique a concerné quatre sujets principaux : le traitement formel des langages de programmation et leurs relations avec la logique mathématique, la programmation parallèle et temps réel avec les langages synchrones et en particulier ses langages Esterel et HipHop, la conception assistée par ordinateur de circuits intégrés, et la vérification formelle des programmes et circuits. Il s’est aussi toujours intéressé à l’organisation de la science informatique, à son enseignement et à diffusion au grand public, pour laquelle il a écrit le livre “L’hyperpuissance de l’informatique (Odile Jacob)”.

 

Monique Chabre-Peccoud

De 10 à 21 ans, elle étudie les mathématiques et les lettres avec comme premier poste de moniteur de maths à l’UJF. En septembre 1962, Monique travaille dans l’informatique au sein de la Société SOGREAH. Elle compacte les représentations pour pouvoir mouliner le programme Fortran sur l’ordinateur de 1 000Ko.  Puis en 1967, elle est acceptée pour un poste de technicienne informatique et s’inscrit en DEA de mathématiques (théorie de langages, car le mot informatique n’existe pas encore). C’est en 1972 qu’elle devient membre du CA de l’AFCET (c’est la première femme à en faire partie). En 1985, elle candidate à l’UFR IMAG et prend la responsabilité du CIAP (centre informatique et applications pédagogique), le centre de formation à l’informatique des enseignants.

Aujourd’hui, elle s’occupe de parler de vieilles machines pour parler de l’histoire, l’informatique et de l’informatisation de notre société.

 

Claude Girault

Docteur de 3ème cycle puis docteur ès Sciences de l’Université Paris VI, a été programmeur à l’Institut Blaise Pascal (IBP) du C.N.R.S., puis assistant, maître assistant et professeur à l’Université Pierre et Marie Curie.

Il a été directeur-adjoint de l’Institut de Programmation, responsable du DEA de Systèmes Informatiques et du DESS compétence complémentaire en Ingénierie des Systèmes Informatiques, président de la commission des thèses en informatique de l’Université Paris 6, directeur du pôle de Formation d’Ingénieurs par la Recherche Technologique (FIRTECH) de Systèmes et Télématique, coordinateur à l’Association Nationale pour la Recherche Technologique (ANRT) pour les conventions CIFRE, président de la Société des Personnels Enseignants et Chercheurs en Informatique de France (SPECIF), secrétaire général de l’Association des Sciences et Technologies de l’Informatique (ASTI), vice président de l’IFIP TC 10 (International Federation for Information Processing), responsable de 3 contrats de projets européens (Eureka, Human Capital and Mobility, Academic Formation for Latin America).

 

Aurélie Jean

Navigue depuis plus de 10 ans dans les sciences numériques dans l’ingénierie, la médecine, l’éducation, l’économie, la finance ou encore le journalisme.

Après 9 ans passée aux USA dans des institutions telles que le Massachusetts Institute of Technology ou Bloomberg, Aurélie vit et travaille aujourd’hui entre les USA et la France où elle dirige In Silico Veritas une agence de développement analytique et numérique.

Aurélie est senior advisor pour le Boston Consulting Group et Altermind, mentor pour le Frontier Development Lab de la NASA, enseigne l’algorithmique à l’Université (le MIT principalement), conduit sa recherche sur les algorithmes de prédiction et leurs comportements, et écrit dans le magazine Le Point et pour Elle International sur des sujets scientifiques et technologiques. Aurélie est également collaborateur extérieur pour le Ministère de l’Éducation Nationale Français.