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  • 13 décembre 2018
    Sylvie Bonnet, Jean-Paul Delahaye, Laure Reinhart : Membres d’honneur de la SIF, 2019
    Sylvie Bonnet, Jean-Paul Delahaye et Laure Reinhart sont les Membres d'Honneur 2019 de la SIF.
    Plus de détails sur notre site. Venez les écouter au congrès 2019 de la SIF.

  • 11 décembre 2018
    Deux lauréates pour le prix Bernard Novelli 2018

    Le prix Bernard Novelli organisé par Tangente dont la SIF est partenaire ainsi que Casio, a,  cette année, vu la victoire d'un duo. Géraldine Faure et Julie Callendret, lycéennes, ont conçu et programmé le "jeu du Hobbit" qui a été plébiscité par le jury.  Ce jeu allie en effet une grande qualité informatique, avec un programme bien écrit et efficace, et des fondements mathématiques, notamment autour de compétences de calcul.

    Le prix a été remis le dimanche 2 décembre lors de la journée Tangente qui s'est déroulée au Conservatoire national des arts et métiers. Cette journée est un rendez-vous annuel toujours très apprécié où, cette année, les liens entre les mathématiques et la littérature, l'informatique et les jeux ont été mis en avant via des conférences, des ateliers, des remises de prix, des rencontres diverses pour le bonheur de tous les participants.

    Des informations sur ce prix ainsi que sur les autres trophées tangente sont accessibles en ligne.


  • 8 décembre 2018
    Prix de thèse Gilles Kahn 2018
    Le prix de thèse Gilles Kahn 2018, décerné par la SiF et patronné par l’Académie des Sciences, est attribué à: Théo Mary, pour sa thèse intitulée “Solveurs multifrontaux exploitant des blocs de rang faible: complexité, performance et parallélisme” (préparée à l’IRIT) Les accessits, dans l’ordre alphabétique sont pour : Pierre Laperdrix, pour sa thèse intitulée “Browser Fingerprinting: Exploring Device Diversity to Augment Authentication and Build Client-Side Countermeasures” (préparée à l’IRISA/Inria Rennes Bretagne-Atlantique) Fabian Reiter, pour sa thèse intitulée “Distributed Automata and Logic” (préparée à l’IRIF) Retrouver toutes les informations sur ce prix et les lauréats. Venez les écouter au congrès 2019 de la SIF.

  • 13 novembre 2018
    Analyse du programme Sciences Numériques et Technologie (SNT) de seconde et propositions

    L'ensemble des futurs programmes des enseignements de seconde et première est depuis peu disponible en ligne.

    Le programme de l’enseignement de seconde générale et technologique SNT (Sciences Numériques et Technologie) publié est assez proche de la version de travail diffusée il y a quelques semaines sur un site syndical, version qui avait suscité un certain nombre de réactions.

    La SIF propose un document de réflexion qui présente une analyse du programme avec ses forces et ses faiblesses et émet des propositions. Ces propositions s’appuient sur le programme actuel mais aussi sur différents points de vue recueillis dans et hors la SIF sur ce que pourrait être un enseignement de l’informatique pour tous. Ce travail est le  résultat d'échanges menés pour certains depuis plusieurs années, au sein du groupe de travail interdisciplinaire sur l’enseignement des sciences au lycée (GIS), de la commission inter-irem informatique (C3I), avec l’union des professeurs de classes préparatoires scientifiques (UPS), au sein du groupe ITIC.

    📘  Analyse du programme de l’enseignement Sciences Numériques et Technologie (SNT) de seconde et propositions, document PDF, 13 pages

  • 12 novembre 2018
    Lettre ouverte de Jean-Marc Jézéquel, directeur de l'IRISA
    De la PPST des laboratoires publics de recherche en informatique et de l’inanité des ZRR comme solution à un vrai problème

  • 24 octobre 2018
    Formations des futurs enseignants de l’informatique au lycée

    Formations des futurs enseignants de l’informatique au lycée

    Société informatique de France 24 octobre 2018

    separateur Cette note regroupe des éléments d'information collectés par la SIF dans le but d’aider à la mise en place et au déploiement de diplômes universitaires (DU) pour permettre la formation au plus vite des enseignants qui devront enseigner la discipline informatique dès la rentrée 2019. Elle souligne aussi des points ou difficultés que nous avons relevés et qui devront être pris en compte lors de la mise en place de ces DU. Par ailleurs la SIF se tient à disposition pour organiser une réunion avec les acteurs de ce défi dans les prochains jours.

    Enseignement de l’informatique au lycée

    L’enseignement d’informatique sera proposé au lycée dès la rentrée 2019 à tous les élèves de seconde générale et technologique dans le cadre de SNT, “Sciences numériques et technologie”, 1h30 par semaine, et en tant que discipline de spécialité de 1re puis Terminale dans le cadre de NSI “Numérique et sciences informatiques”, 4h puis 6h par semaine. Cette introduction nécessite des enseignants formés à cette discipline. Aujourd’hui, des professeurs de mathématiques, de sciences de l’ingénieur, ou de physique assurent des enseignements d’ISN, Informatique et science du numérique, en spécialité de terminale S, à raison d’environ 60 heures-élèves par an. Demain, c’est un volume de 300 heures-élèves qui sera à assurer sur le cycle 1re-Terminale. Cette évolution majeure de la place de l'informatique dans les cursus du secondaire est une bonne nouvelle. Les élèves vont pouvoir être formés de façon approfondie à la science informatique et aux mondes numériques qui les entourent. Des enseignements pourront préparer tous les jeunes qui le souhaitent à s’orienter vers des études supérieures d’informatique, plus généralement de sciences, et les métiers de demain du numérique. Il est essentiel d’accompagner cette évolution avec des enseignants qui ont les compétences requises. Comme dans toutes les disciplines, ces compétences sont celles d’un niveau licence disciplinaire avec une formation spécifique à la didactique et à l’enseignement. La mise en place de formations à destination des enseignants en poste est un des enjeux majeurs pour la réussite de cette introduction de l'informatique dans les cursus du lycée.

    Pérennisation de la formation

    L’objectif des DU créés dans divers centres universitaires pour assurer cette formation n’est pas de perdurer, mais de permettre :
    • la mise en place au plus vite de formations pour les enseignants en poste ;
    • la proposition pour les quelques années à venir d’une offre de formation continue aux enseignants ;
    • l’évolution rapide de ces formations vers une formation initiale en vue de la préparation à un concours de recrutement CAPES/Agrégation et la constitution d’un corps d’enseignant en informatique.
    Dans ce contexte, le montage de ces formations, bien que non pérenne, reste néanmoins un investissement. C’est dans cette perspective qu’il convient de construire ces propositions de DU.

    Formation diplômante et cadre national

    Le cadre national de création de diplômes universitaires permet en particulier :
    • d’assurer une homogénéité, et donc une équité territoriale
    • de garantir nationalement, à la fois à l’institution et aux personnes formées, la qualité de la formation.
    La reconnaissance par des diplômes d’université renforce ces garanties. Le niveau de référence est celui de la licence d’informatique, On pourrait d'ailleurs imaginer que l'ensemble de ces DU soit regroupés au sein d’un diplôme inter-universitaire (DIU) d’enseignement de l’informatique. Ce cadre national permet aussi aux formateurs de travailler en réseau et de s’appuyer sur les nombreuses forces universitaires qui ont su se mobiliser lors du plan de formation des enseignants pour ISN, des expériences de formations ISN qui ont perduré (DU ISN de Grenoble, formations de Marseille, Nancy, Versailles, etc.). Ce travail en réseau facilitera l’implication de collègues du supérieur nécessaire au déploiement de formations sur tout le territoire. Un cadre national se définit par :
    • un référentiel de formation commun (recrutement, évaluation…),
    • des modalités de formation pouvant s’adapter aux contextes locaux.
    La SIF se tient à disposition pour contribuer à l’élaboration d’un tel référentiel.

    Formation locale dans un cadre national

    Si ces DU sont construits par rapport à un référentiel national, ils relèvent de la décision locale d'un établissement. Cette décision engage les moyens de cet établissement, elle est donc prise en Conseil d'administration (CA). Ces moyens sont de plusieurs types : locaux pour accueillir les étudiants, environnement technique pour leur permettre de travailler, support en secrétariat administratif pour gérer leur parcours de la communication au sujet de la formation à la délivrance du diplôme, enseignants de cours et chargés de TD ou de projets pour l'encadrement, etc. La mise en place d’un DU dans une université donnée bute le plus souvent sur l’aspect financier. Il s’agit d’assurer que l'ensemble de ces nouveaux coûts seront couverts par de nouveaux financements. Ces financement sont d'abord les frais d’inscriptions des personnes en formation (éventuellement pris en charge par leur “employeur”, ici, l'académie ou le ministère). Mais ils peuvent aussi venir d'accords de partenariat plus larges avec les institutions locales ou nationales.

    Perspective pour les enseignants

    L’arrivée de la l’informatique doit se concrétiser par la création d’un corps enseignant en informatique. La motivation des enseignants à se former et à enseigner de l'informatique est essentielle à la réussite de cette introduction de l’informatique au lycée. Cette motivation peut être de plusieurs types.
    • Progression disciplinaire. Un enseignant peut éprouver l’envie de découvrir et d’enseigner une autre discipline en complément de sa discipline d’origine. C'est en particulier souvent le cas des enseignants qui souhaitent prolonger l'enseignement d’informatique débuté avec ICN ou ISN. Le vivier de ces enseignants est relativement réduit, c’est celui des volontaires de la première heure d’ISN ;
    • Progression de carrière. Se former à l’enseignement d’une nouvelle discipline peut être l’opportunité pour certains enseignants d’une promotion, par exemple via une agrégation interne d’informatique dont l’annonce serait faite rapidement, et qui verrait le jour dans les quelques années à venir.

    Former à enseigner l’informatique

    Un référentiel de formation construit autour de quatre aspects, les quatre piliers de la science informatique Information-données, Algorithme, Machine, Langage, ambitionne de former les enseignants à une culture générale et transverse de l’informatique nécessaire à son enseignement. Construire cette culture générale nécessite d’expliciter les liens entre les différents aspects. Une proposition est de ne pas découper la formation en unités correspondant strictement à ces piliers, mais d’imaginer une progression qui passe de domaine en domaine. L’organisation d’une formation “continue” sur une période longue facilitera cette mise en place. Elle permettra également aux enseignants de bénéficier de temps d’expérimentation, de pratique, par exemple en programmation, mais aussi de pratique pédagogique en classe. L’objectif est d’amener les enseignants au niveau licence d’informatique. En complément à cet objectif, les approches didactiques de la discipline informatique se doivent d’être étudiées. Cet aspect sera bien entendu introduit au fil du parcours de formation. Il s’agira enfin de questionner l’évaluation de l’enseignement de l’informatique : quelle forme d’épreuves proposer, sur quels points interroger les élèves. Cette note d’information fait suite à d’autres mémorandums de la SIF :   separateur La note au format pdf [su_list icon="icon: square" icon_color="#26abe3"] [/su_list]

  • 17 septembre 2018
    Concours de vidéos : #ScienceInfoStream

    Concours de vidéos : #ScienceInfoStream

    « L’informatique en stream »

      Vous êtes passionné(e)s de science informatique ? Vous aimez les défis ? Vous vous sentez l’âme d’un vidéaste ? N’attendez plus ! Prenez votre smartphone, webcam, ou  caméra : vous avez moins de 256 secondes pour partager ces pépites de science qui vous fascinent. Votre vidéo, tournée en français, aura une durée comprise entre 27 (128) et 28 (256) secondes. Elle sera au format de votre choix (les formats libres, comme ogv, sont encouragés) et mise à disposition sur le web (via votre page personnelle ou via un site de streaming). La soumission se fera par email à l’adresse , une déclaration d'intention est attendue avant le 1er décembre 2018, la soumission finale devra arriver avant le 7 janvier 2019. Le mail contiendra, outre le lien, le titre de la vidéo et les noms et prénoms de son ou de ses auteur(s) avec une présentation succincte (âge, rôles respectifs dans le projet...). Un jury composé notamment d’informaticiens et de spécialistes de la médiation scientifique réalisera une première sélection de vidéos dont la diffusion et la promotion seront assurées par la SIF et ses partenaires. Trois d’entre elles seront ensuite choisies et recevront des récompenses allant de 500 à 1500 euros.  Les vidéos seront mises en ligne aussi par la SIF, de manière ouverte avec une licence Creative Commons choisie par l’auteur(e).  La remise des prix se déroulera lors du congrès de la SIF qui se déroulera les 6 et 7 février 2019 à Bordeaux en présence de nombreux intervenants prestigieux. Le jury appréciera particulièrement les vidéos qui satisfont un ou plusieurs des critères suivants :
    • originalité du sujet ou du point de vue utilisé pour le traiter,
    • aptitude à susciter une vocation pour la science informatique,
    • sensibilisation aux enjeux sociétaux de la science informatique,
    • capacité à expliquer en langage simple un point de science informatique.

    Qui peut participer ?

    Toutes et tous, en individuel ou en équipe, de 5 à 105 ans

    Règlement et informations accessibles ici

    Foire aux questions (FAQ)

     

  • 10 juillet 2018
    Le Prix Bernard Novelli, plus que quelques jours pour vous inscrire
    Le Prix Bernard Novelli - concours de projets informatiques pour collégiens et lycéens est ouvert aux groupes. Participez individuellement ou en équipes !!! Le Club Tangente organise chaque année, dans le cadre des Trophées Tangente, un concours de projets informatiques autour du jeu et des mathématiques : le Prix Bernard Novelli.
    La SIF est partenaire de ce concours avec d'autres partenaires comme Magma Mobile, CASIO et le magazine Programmez! - Consulter la plaquette.
    Les pré-inscriptions sont possibles jusqu’au 14 juillet 2018. Les projets sont à envoyer avant le 30 septembre 2018.
    Pour les modalités de participation et les inscriptions, consulter le site http://www.tropheestangente.com/inscription.php

  • 27 juin 2018
    Mémorandum sur les enseignants en informatique

    Mémorandum sur les enseignants en informatique

    proposé par la Société informatique de France 21 juin 2018

    separateur La perspective du démarrage à la rentrée 2019 des enseignements d’informatique dans les classes de Seconde (enseignement obligatoire, 1h30 hebdomadaire) et de Première (discipline de spécialité NSI, 4 h/semaine) impose une réflexion approfondie sur la question des enseignants susceptibles d’assurer ces enseignements, d’autant que la poursuite de la mise en place de la discipline de spécialité NSI en 2020 (6 h/semaine en Terminale) nécessitera davantage de professeurs. La Société informatique de France propose une analyse de cette situation et formule des propositions de mesures à mettre en place.
    • Le volume horaire hebdomadaire cumulé sera donc au minimum de 30 000 heures et pourrait assez rapidement dépasser les 50 000 heures.
    • Le nombre de professeurs à recruter ou à former pourrait être estimé à 3 000 au minimum.
    • Un référentiel de formation doit être mis en place très rapidement pour cadrer les différentes initiatives à venir. Les MOOC sont utiles mais insuffisants, en particulier pour la formation pédagogique.
    • Il existe des ressources pour aider au passage de la période de mise en place, mais elles exigent un accompagnement fort et des décisions politiques rapides.
    • L'ouverture d'un CAPES et d'une agrégation d'informatique permet de prendre le relais à long terme après la période de mise en place.
    En conclusion, la Société informatique de France estime que seule la combinaison des mesures listées ci-dessus permettra de réussir l'introduction de l'enseignement de l'informatique au lycée, pour le plus grand bénéfice de l'ensemble de notre pays. separateur Consultez [su_list icon="icon: square" icon_color="#26abe3"] [/su_list]

  • 9 juin 2018
    Communiqué SIF-EPI « Enseignement de l’informatique au lycée – nouveau paysage »
    logo-sif-epi

    Communiqué SIF-EPI « Enseignement de l’informatique au lycée – nouveau paysage »

    8 juin 2018

    separateur

     
    Le jeudi 31 mai 2018, la Société informatique de France (SIF) et l'association Enseignement Public et Informatique (EPI) ont organisé au CNAM à Paris une journée « Enseignement de l'informatique au lycée - nouveau paysage » avec le soutien de Talents du Numérique.
    Cette journée, qui a réuni une centaine de personnes, faisait suite aux annonces du Ministre de l’Éducation nationale introduisant la discipline l’informatique dans les enseignements du lycée. Les intervenants ont exploré tous les aspects liés à l’introduction de l’informatique au lycée : programmes des enseignements, constitution d’un corps d’enseignants informatique avec un CAPES et une agrégation, mais aussi conséquences sur les formations du supérieur qui accueilleront des lycéens ayant acquis un niveau en informatique important. La journée organisée autour de présentations et de plusieurs tables rondes a permis un dialogue riche entre les participants.
    Une unanimité s'est manifestée sur le besoin de mettre en place au plus vite un plan de recrutement et de formation des enseignants qui devront dès la rentrée 2019 assurer des cours de « Sciences et technologies du numérique » pour tous les élèves de seconde, et les enseignements de la discipline de spécialité « Numérique et Sciences Informatiques ». Ce plan est à la fois urgent car il s’agit de la rentrée 2019 pour la classe de classe de seconde, et important car l’informatique doit être enseignée par des professeurs qualifiés, à l’instar de ce qui est attendu pour toutes les disciplines. Il s’agit d’un chantier majeur qui doit être lancé sans tarder avec l’ensemble des acteurs mobilisables et compétents dans le domaine de l’informatique.
    Le défi de la réussite de l’enseignement de l’informatique au lycée passe par une volonté politique qui doit se traduire rapidement par un véritable plan d’urgence à la hauteur des enjeux pour le pays. Paris, le 8 juin 2018 SIF - Pierre Paradinas EPI - Jean-Pierre Archambault Répondeur SIF : 09 72 34 22 00  

  • 19 mai 2018
    Programme de la journée enseignement de l'informatique au lycée

    Le programme de la journée « Enseignement de l’informatique au lycée – nouveau paysage »

    Jeudi 31 mai 2018, CNAM, Paris

    Journée organisée par la SIF et l'EPI avec le soutien de Talents du Numérique

    separateur

      [su_label type="info"]info[/su_label] informations générales sur cette journée [su_label type="info"]programme[/su_label] programme sur la page dédiée ! [su_label type="info"]inscription[/su_label] inscription via weezevent

  • 12 avril 2018
    Proposition de feuille de route pour l'enseignement « Numérique et sciences informatiques » au lycée
    Retrouver l'ensemble du texte au format PDF pour impression sur ce lien.

    1.​ Préambule

    Dans ce mémorandum, la Société informatique de France analyse la situation suite à l'introduction de la discipline informatique en tant que spécialité au lycée, à la fois au niveau des contenus et des conséquences en terme de profil des enseignants en charge de réaliser ces nouveaux enseignements. L'analyse proposée contient aussi des offres de services de la part de la SIF et de ses adhérents. De même, des actions pour favoriser le déploiement de cette nouvelle discipline dans les établissements sont listées au fil de ce mémorandum. Ce mémorandum a été dans une version intermédiaire communiqué aux instances en charge de réaliser ce déploiement. Il est à noter qu’il a été rédigé avant que l’arrêté introduisant un enseignement « Sciences numériques » pour tous en classe de de Seconde (1h par semaine) ne soit publié. Il est clair qu’il faut penser les programmes d’informatique au lycée dans un continuum entre « Sciences numériques » en Seconde et spécialité  « Numérique et sciences informatiques» en Première et Terminale. La SIF apportera prochainement un complément sur ce point.

    2.​ L'enseignement de l'informatique au lycée aujourd'hui

    D'après les annonces du Ministre de l'Éducation nationale le 14 février 2018, la « discipline de spécialité » intitulée « Numérique et sciences informatiques » (NSI) sera proposée à tous les lycéens de l'enseignement général à la rentrée 2019 en Première (4h par semaine), puis à partir de la rentrée 2020 en Terminale (6h par semaine). Elle sera évaluée à la session 2021 du baccalauréat et les premiers élèves formés arriveront dans l'enseignement supérieur à la rentrée 2021. La discipline de spécialité « Numérique et sciences informatiques » ira bien au-delà de l'enseignement de spécialité « Informatique et sciences du numérique » (ISN) actuel (2h par semaine en Terminale S), que ce soit en termes de contenus d'enseignement, de volume horaire, ou de flux d'élèves. Son objectif est de former de façon approfondie les élèves à la science informatique et aux mondes numériques qui les entourent, et de préparer tous les jeunes qui le souhaitent à s'orienter vers des études supérieures d'informatique et les métiers de demain du numérique, assurant une place équilibrée aux femmes et aux hommes. La Société informatique de France (SIF) se félicite de cette évolution qu'elle appelait de ses vœux. Elle se tient prête à accompagner la mise en place de cette nouvelle discipline de manière efficace et concrète. Dans cette optique, le présent mémorandum vise à poser des jalons temporels en vue de cette mise en place, à dégager un certain nombre de points sensibles et à proposer diverses contributions possibles de la SIF. Pour faciliter la lecture de ce texte on parlera de discipline pour désigner la « discipline de spécialité Numérique et sciences informatiques ». Nous ne parlons pas ici de l'utilisation d'outils logiciels ou matériels en mathématiques, en physique ou en sciences industrielles, mais de l'apprentissage de la science informatique. La situation actuelle de l'enseignement de l'informatique est décrite sur le site du Ministère et dans la fiche ONISEP associée. La description détaillée des enseignements ICN et ISN peut être trouvée dans les fiches ONISEP spécifiques  ci-dessous.

    Les fiches ONISEP

    Informatique au lycée

    onisep.fr/Choisir-mes-etudes/Au-lycee-au-CFA/Au-lycee-general-et-technologique/L-informatique-au-lycee-cap-sur-plusieurs-specialites.

    Enseignement d'exploration ​ICN, classe de Seconde

    onisep.fr/Choisir-mes-etudes/Au-lycee-au-CFA/Au-lycee-general-et-technologique/Les-enseignements-d-exploration-de-seconde/Quels-sont-les-enseignements-d-exploration-de-seconde/Informatique-et-creation-numerique.

    Option ICN, classes de Première et terminale

    onisep.fr/Choisir-mes-etudes/Au-lycee-au-CFA/Au-lycee-general-et-technologique/Informatique-et-creation-numerique-une-nouvelle-option-en-1re-ES-L-et-S.

    Spécialité ISN, classe de Terminale

    onisep.fr/Choisir-mes-etudes/Au-lycee-au-CFA/Au-lycee-general-et-technologique/Bac-S-bien-choisir-sa-specialite.

      L'enseignement d'exploration « Informatique et création numérique » (ICN) s'adresse à tous les élèves de seconde, quels que soient leurs connaissances en informatique et leur projet d'orientation en Première. Il a pour but de faire découvrir aux élèves la science informatique qui se cache derrière les pratiques numériques quotidiennes à travers un panel de thèmes au choix. Cet enseignement d'exploration d’une heure 30 par semaine se prolonge par un enseignement facultatif pour les filières L, ES et S en Première et les filières L et ES en Terminale. La spécialité « Informatique et sciences du numérique » (ISN) est proposée aux élèves de Terminale S. L'accent est mis sur la science informatique et la représentation de l'information numérique, avec pour objectif de comprendre les usages, les créations et les applications (logiciels). Les élèves sont initiés aux algorithmes, aux langages de programmation et aux architectures informatiques, au fonctionnement des réseaux et d'un ordinateur. Cet enseignement occupe 2 heures par semaine. Il est constitué pour une moitié de la préparation d'un projet par groupes de 2 ou 3. Cet enseignement est évalué au bac par une soutenance individuelle. La spécialité est dotée d'un coefficient 2.

    3.​ Recrutement et formation des professeurs

    ​3.1.​ L'enjeu de la disponibilité d'enseignants formés

    Les enseignements ISN (et ICN) sont actuellement assurés par un bon millier d'enseignants de mathématiques (pour la moitié d'entre eux), de sciences et techniques industrielles et de physique-chimie, avec un niveau de formation en informatique très variable. Certains de ces enseignants ont bénéficié d'un parcours de formation d'une journée par semaine sur un ou deux ans à l'université, mais la plupart n'ont reçu que quelques jours de formation qu'ils ont complétés par de l'autoformation. Cet effort important de formation consenti par ces enseignants dans un contexte difficile doit être reconnu. La SIF avait publié un rapport détaillé sur la formation des enseignants d'ISN en juin 2013. Les élèves qui choisiront la spécialité NSI en Première et Terminale suivront plus de 300 heures d'enseignement présentiel en informatique, ce qui correspond à peu près au volume proposé actuellement en L1 et L2 dans les portails universitaires scientifiques. Il est donc indispensable que les enseignants de cette spécialité aient un recul disciplinaire de niveau Master comme pour les autres disciplines enseignées au lycée, et qu'ils aient reçu une formation d'un volume au moins égal aux 300 heures qu'ils auront à assurer. D'autre part, dans ce volume horaire seront abordés des concepts et des problématiques qui n'apparaissent pas (et de loin) dans l'enseignement actuel (ISN), requérant de la part des enseignants une expertise scientifique allant bien au-delà de celle qui servit de référence pour les enseignants de la spécialité ISN actuelle. Une question cruciale est donc celle de disposer d'enseignants suffisamment nombreux et suffisamment formés pour assurer les enseignements NSI qui ouvriront à la rentrée 2019. En effet, un manque ou une déficience au niveau des enseignants pourrait aboutir à un effondrement de tout le dispositif et un échec de la réforme, générant une immense frustration des élèves, de leurs parents, des responsables des parcours de formation de l'enseignement supérieur et surtout des professionnels de la filière numérique nationale qui peinent de plus en plus à recruter. L'enjeu de la formation des enseignants en informatique est donc non seulement scolaire et scientifique, mais aussi culturel, social et économique.

    ​3.2.​ Mise en place de la réforme

    L'année 2019-2020 sera une année de transition où coexisteront le nouvel enseignement NSI en Première et l'ancienne spécialité ISN en Terminale S. Ce millier de professeurs pourraient éventuellement, au prix d'un solide complément de formation, répondre aux besoins d'enseignement pour cette année, sous réserve que les formations soient effectivement proposées dans toutes les académies et que le nombre d'établissements d'implantation pour le nouvel enseignement ne soit pas trop élevé ; toutefois, ces professeurs ne suffiront certainement pas pour la suite. Par contre, l'enseignement issu de la réforme sera complètement opérationnel dès l'année 2020-2021, avec une augmentation très importante du volume horaire (passage de 2 heures sur une année à 4+6 = 10 heures sur deux années) et potentiellement du nombre d'élèves concernés (actuellement environ 23 000 en ISN) , ce qui va nécessiter un nombre d'enseignants nettement supérieur aux personnels actuellement disponibles. C'est pourquoi ces deux aspects doivent être considérés conjointement : formation continue et recrutement.

    3.3.​ Formation des enseignants

    En premier lieu, il faut disposer rapidement d'un recensement précis des enseignants ayant reçu une formation supérieure en informatique (niveau Master) ainsi que des enseignants habilités ISN, en distinguant l'habilitation provisoire et l'habilitation définitive selon les directives officielles de la rentrée 2011. Comme ces informations ne se trouvent pas dans la base annuaire (i-Prof), le repérage devra être réalisé au niveau des rectorats, au sein desquels les décisions d'habilitation ont été prises. En second lieu, il convient de mettre sur pied dès l'année 2018-2019 une formation complémentaire significative, accessible à tous les professeurs habilités ISN, pour leur permettre de continuer à enseigner l'informatique au niveau requis. Cette formation doit être d'un volume largement supérieur au volume enseigné, soit environ 300 heures, pour leur donner un recul de niveau Master sur la discipline informatique. Une formation de 2 jours par semaine sur une année, ou un jour par semaine sur deux ans est donc absolument nécessaire, d'autant que l'enseignement « sciences numériques » prévu pour les classes de Seconde à partir de la rentrée 2019 va également nécessiter des enseignants compétents et en nombre suffisant. On se souvient de la difficulté d'organiser la formation des enseignants de la spécialité ISN à la rentrée 2012. Dans certaines académies, les enseignants ont reçu une formation d'un jour par semaine sur un ou deux ans, dans d'autres seulement quelques heures en tout et pour tout. Il est important de ne pas reproduire cette situation inégalitaire et de mettre en place avec les enseignants concernés un plan de formation qui garantisse une réelle qualité de formation sur l'ensemble du territoire. Les départements d'informatique des universités, en lien avec Inria et le CNRS, pourraient être  à même de porter ces formations à la demande des rectorats. ​Pour ces actions de formation, il est nécessaire d'assurer une certaine homogénéité afin d'éviter de reproduire les disparités entre académies selon leurs moyens, traditions ou priorités; un référentiel de formation est donc indispensable. Proposition : la SIF se tient prête à contribuer rapidement à l'élaboration d'un tel référentiel. À plus moyen terme, il conviendra d'ouvrir un concours d'agrégation interne en informatique (comme il en existe pour les autres disciplines), permettant aux professeurs certifiés ayant suivi les formations de mise à niveau d'obtenir la reconnaissance statutaire qu'ils méritent en accord avec leur investissement, leur permettant aussi d'envisager des évolutions de carrière (interventions dans le supérieur, accès aux corps d'inspection ou de direction).

    3.4.​ Recrutement par concours

    L'augmentation subite du volume horaire à assurer lors de la rentrée 2019 oblige à mettre en place un recrutement par concours (CAPES et agrégation), dans les mêmes conditions que pour les autres disciplines, afin de disposer d'un flux d'enseignants disposant d'une solide formation initiale, et pour un coût nettement moindre que la formation continue. Le concours de l'agrégation joue un rôle fondamental pour l'attractivité du recrutement. Il répond au besoin régulier d'enseignants pour le segment bac+1..bac+2 (formateurs ÉSPÉ, enseignants agrégés intervenant en BTS ou en CPGE, postes d'enseignants PRAG, etc.). Les professeurs agrégés auront aussi un rôle moteur de formation, d'accompagnement et d'organisation pour les nouveaux enseignements en informatique. Il convient de fixer le ratio du nombre de postes au CAPES par rapport au nombre de postes à l'agrégation entre 1,5 et 2,5 comme dans les disciplines philosophie, sciences économiques et sociales (SES), sciences de l'ingénieur. Les concours devant être ouverts pour l'année 2020, il est donc nécessaire d'en prévoir rapidement les maquettes (descriptif des épreuves), puis les programmes, afin que les futurs candidats puissent se préparer adéquatement pendant l'année 2019-2020. Proposition : la SIF se tient disponible pour aider à la mise en place de ces maquettes, pour assurer la publicité autour de ces nouveaux concours et pour aider les formations à se mettre en place.

    4.​ Positionnement de l'offre

    4.1.​ Le volume horaire et ses conséquences

    Le volume horaire, conséquent, qui s'annonce pour la discipline NSI n'a de sens que dans un contexte d'orientation vers l'enseignement supérieur. Le choix par les élèves de cette discipline de spécialité en classe Terminale sera fonction des futures offres de formations en BTS, DUT, licences, et classes préparatoires (CPGE), adaptées aux élèves qui auront choisi NSI. Ce positionnement (volume horaire important, impact sur les débouchés) devra être rapidement expliqué aux élèves et à leurs parents afin que tous puissent se projeter dans l'orientation post-bac. Proposition : la SIF peut notamment collaborer avec l'ONISEP en vue de produire des documents d'appui à l'orientation.

    ​4.2.​ Le nombre d'établissements d'implantation et ses conséquences

    Un paramètre essentiel sera le nombre d'établissements d'implantation pour NSI ; avec un nombre trop faible, l'offre deviendrait confidentielle voire inaccessible pour des élèves disposant pourtant d'une grande motivation, et avec un nombre trop élevé, le risque de manquer de professeurs compétents s'accentuerait. Les données suivantes peuvent être actuellement estimées.
    • Dans environ 1440 lycées, un enseignant au moins fait une partie de son service en informatique.
    • Dans environ 550 lycées (inclus dans les précédents), l'offre actuelle combine ISN et ICN, créant une culture locale favorable à l'implantation d'un enseignement d'informatique intensif.
    • Dans environ 200 lycées (inclus dans les précédents), avec une offre combinant ISN, ICN en Seconde et ICN en Première, on trouve sans doute un enseignant dont la majorité du service se fait en informatique.
    Proposition : en tenant compte des contraintes précédentes et dans une optique de qualité, la SIF propose un commencement prudent (200 à 300 lycées en 2019) et une extension régulière (150 à 200 établissements de plus chaque année), l'objectif étant d'atteindre 50% des lycées en 2025.

    ​5.​ L'évaluation de l'enseignement NSI

    Le mode d'évaluation de la discipline de spécialité NSI au baccalauréat déterminera assez largement la forme de l'enseignement et l'attractivité de cette discipline. Dans la spécialité ISN (actuelle), l'enseignement est évalué sur projet (sans aucune garantie que l'ensemble du programme soit couvert), ce qui va dans le sens d'une évaluation certifiante, mais avec un impact fort sur les pratiques et la pédagogie. Le réalisation du projet a un impact certain sur la motivation et l'investissement des élèves. Le projet officieux pour le baccalauréat 2021 mentionne une évaluation par « épreuve écrite et pratique » : 3h30 pour l'épreuve écrite et 1h pour l'épreuve pratique. Ce mode d'évaluation est assez semblable à celui proposé pour la Physique-Chimie, où l'épreuve pratique consiste en une séance de manipulation en laboratoire. Cela serait un changement important par rapport à la spécialité ISN. L'épreuve écrite permet de mesurer l'acquisition d'un grand éventail de notions, ce que l'oral de type soutenance ne permet pas. Cependant, elle demande à l'enseignant une formation solide sur l'ensemble du programme qu'il doit couvrir pendant l'année. Elle renforce donc le besoin urgent d'une formation approfondie. L'épreuve pratique esquissée pourrait s'avérer mal adaptée à la pratique de la conception de programme en informatique. En effet, cette activité ne se limite pas à utiliser un environnement (matériel et logiciel) connu pour écrire un programme et l'exécuter. Comme pour les autres sciences, elle relève d'une démarche complète de modélisation avec éventuellement une boucle de rétroaction. Cette démarche est longue, elle demande une intense concentration et du temps de réflexion. Elle ne se prête guère à une épreuve en temps limité, surtout si ce temps est aussi court que ce qui est proposé. Développer un programme en temps limité dans des conditions aussi artificielles peut susciter un stress intense et favoriser un travail bâclé et purement technique. En un mot, cette forme d'épreuve favoriserait l'esprit « geek » et serait probablement rebutante pour la plupart des jeunes femmes, à l'inverse complet de l'objectif de tout ce processus. Il faut aussi souligner les difficultés d'organisation technique des épreuves sur machine dans le cadre d'un examen comme le bac. Proposition : la SIF peut faire des propositions argumentées sur ce point, en lien avec la réflexion qui sera conduite au niveau du CSP sur les programmes.

    6.​ L'impact sur les cursus de l'enseignement supérieur

    La mise en place de la spécialité NSI aura aussi un impact significatif au-delà du bac, dans la mesure où les élèves ayant suivi la spécialité NSI auront une compétence en informatique très supérieure à leurs camarades ne l'ayant pas suivie ; proposer aux uns et aux autres les mêmes cursus au niveaux Bac+1 et Bac+2 risque de devenir insoutenable. Un retentissement est donc à prévoir dans la structure des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) comme de certaines licences universitaires, ainsi que sur les départements d'IUT de ce domaine (STID et informatique) et certaines sections de techniciens supérieurs (STS). Les évolutions requises devraient être mises en discussion avant 2019 afin que les maquettes, puis les programmes puissent être élaborés au cours de l'année 2019 (au plus tard). Un autre impact est à prévoir au niveau des écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ÉSPÉ), avec l'arrivée de professeurs stagiaires ayant l'informatique pour discipline. Il faudra mettre en place une formation en didactique de la discipline informatique, ce qui n'existe pas du tout aujourd'hui. Ces professeurs stagiaires devront aussi être suivis sur le terrain par des professeurs tuteurs ainsi que des « formateurs ÉSPÉ » de la même discipline, ce qui pose à nouveau la question de la formation. Proposition : la SIF se tient à la disposition des Ministères concernés pour lancer le dialogue sur ces sujets importants.

    ​7.​ La conception des programmes et des documents pédagogiques

    Le contenu des enseignements NSI va dépendre du programme que le Conseil supérieur des programmes va élaborer dans les prochains mois, dans la continuité du programme de l’enseignement “Sciences numériques” pour tous, en classe de Seconde Proposition: la SIF se tient à la disposition du CSP pour contribuer à l'élaboration des programmes. En septembre 2019, au moment de démarrer leurs enseignements, les professeurs n'auront probablement aucun manuel pour les aider dans la préparation. Des « ressources pédagogiques » sont usuellement élaborées par la DGESCO afin de pallier ce manque. Proposition: la SIF répondra favorablement à toute demande de la DGESCO pour participer à la conception et à l'élaboration de ressources pédagogiques.   Retrouver l'ensemble du texte au format PDF pour impression sur ce lien.

     

  • 28 mars 2018
    La SIF signe l'appel de Jussieu
    Après avis de son conseil scientifique et délibération de son conseil d'administration, la Société Informatique de France a signé l'appel de Jussieu ce lundi 26 mars 2018. Elle rejoint ainsi la liste des organismes signataires dont le but est de promouvoir un accès ouvert aux publications scientifiques en encourageant la bibliodiversité et l’innovation dans les processus d'édition scientifique. L'un des objectifs de cet appel consiste à donner la priorité aux modèles économiques de publication qui n’impliquent le paiement ni par les auteurs pour publier, ni par les lecteurs pour accéder aux textes. Donc à éviter un simple transfert exclusif des frais d'abonnements actuels vers le paiement des frais par les auteurs, dénommés Article Processing Charges (APC). L'appel intégral peut être consulté ici : http://jussieucall.org/index-FR.html

  • 19 mars 2018
    Coding apéro à l'assemblée nationale

    La SIF aux côtés des députés dans un "coding apéro" les initiant à la pensée informatique

    Pour que la France réussisse, nous devons développer la culture informatique. Alors que la révolution numérique transforme tous les aspects du quotidien, l’informatique devrait entrer dans le socle commun des compétences de l’ensemble des français. Au-delà de cet enjeu sociétal, la question est aussi économique : les entreprises du numérique sont en demande d’informaticiens bien formés et représentent un puissant levier pour l’emploi, la croissance et l’innovation. L’enseignement de l’informatique est d’ores et déjà devenu une réalité tangible : cet apprentissage est inscrit dans les programmes depuis le CE1 jusqu’à la terminale. Cependant, il faut aller plus loin pour répondre à l’ampleur du défi qui est devant nous. La formation de nos enseignants à la discipline informatique mérite notamment d’être renforcée.
    La SIF avec Inria, MagicMakers, SimplonTalents du numérique et les acteurs du projet ClassCode a organisé, le 13 mars 2018, au "coding apéro" organisée par Danièle Hérin pour les députés LREM, sous la houlette de Colin de la Higuera, dans le cadre de la chaire UNESCO en technologies pour la formation des enseignants par les ressources éducatrices libres. La SIF remercie chaleureusement Danièle Hérin pour son engagement, sa disponibilité et ses efforts qui ont permis à ce Coding Apéro d'être un succès. Le Secrétaire d'Etat en charge du Numérique, Monsieur Mounir Mahjoubi, est passé pour saluer l'initiative et discuter avec les participants. Il a fait cette brève allocution.

    La SIF est naturellement prête à ré-éditer cette initiation avec tous les députés, de droite ou de gauche. L'enjeu est de taille pour la France : nous ne pouvons pas regarder passer le train de la transformation numérique du monde sans agir sur la formation de nos concitoyens et concitoyennes. Sur twitter, suivre #CodingApero ou regarder la revue de presse :

  • 16 mars 2018
    Réforme du lycée et du baccalauréat – lettre ouverte au ministre de l'Éducation nationale.

    L’ADIREM, l'APBG, l'APMEP,  la CFEM, la SCF,  la SFdS,  la SFP, la SIF, la SMAI, la SMF,  l'UdPPC, l’UPA et  l'UPS ont écrit une lettre ouverte sur la réforme du Lycée et du baccalauréat à  M. Jean-Michel BLANQUER,  Ministre de l'Éducation nationale.

    Monsieur le Ministre,

    La réforme du baccalauréat que vous avez engagée constitue une réelle opportunité d'offrir à la fois un bagage scientifique de qualité à tous les lycéens, bagage indispensable pour les futurs citoyens et dans l'exercice des métiers à venir, et une formation solide et ambitieuse aux futurs scientifiques. Pourtant, certains éléments de ce projet se heurtent aux ambitions affichées. Les signataires de ce courrier, acteurs et représentants de la communauté scientifique et éducative, souhaitent vous soumettre des propositions d'ajustements cruciaux pour mieux répondre aux besoins de formation scientifique de notre pays.

    Enseignement de sciences pour tous

    Dans le schéma proposé, le socle de culture commune laisse une place extrêmement réduite aux sciences. Pourtant, apprendre à distinguer une observation d'une interprétation, à formaliser, à comprendre l'élaboration d'un modèle scientifique, à le valider ou l'invalider, à en trouver les limites, à distinguer corrélation et causalité nous semblent constituer des exemples modestes mais essentiels d'une culture commune. Un enseignement scientifique doit par ailleurs dépasser un simple discours sur les sciences, aussi intéressant soit-il, et développer une véritable pratique scientifique. Pour gagner en efficacité, un tel enseignement nécessite d'être adapté aux publics concernés.

    Demande n°1 : tout lycéen doit bénéfcier d'un enseignement scientfque, assumé comme tel, et dispensé par des professeurs de sciences. Cet enseignement doit être déclinésuivant les profls des élèves (futurs scientfques ou non) et proposer des contenus distncts clairement identfés.

    Formation des futurs scientifiques

    Les couplages de spécialités en classe de Terminale permettront aux élèves de s'investir pleinement dans deux disciplines scientifiques aux horaires conséquents. Cette avancée significative est malheureusement compromise par l'abandon programmé d'une spécialité en fin de Première. Ce manque d'ambition dans l'optique d'une formation pluridisciplinaire, nécessaire dans un monde où les avancées sont moins faites par des spécialistes que par des équipes interdisciplinaires, n'est pas à même de répondre correctement aux attentes des différents acteurs de l'enseignement supérieur. Des enseignements facultatifs scientifiques devraient pouvoir renforcer certains parcours en limitant les profils au bagage scientifique incomplet.

    Demande n°2 : la palette des enseignements facultatifs en classe de Terminale doit être enrichie et accueillir des modules scientifiques supplémentaires (informatique, physique-chimie et sciences de la vie et de la Terre), à l’image des mathématiques « complémentaires ».

    En classe de Première, la spécialité Mathématiques s'adressera à des publics différents tant par leurs goûts que par l'usage qu'ils feront des mathématiques. Les futurs scientifiques doivent être stimulés par un enseignement mathématique plus spécialisé et développer des compétences spécifiques.Un tel enseignement facultatif permettrait de renforcer l'enseignement des sciences en Première, alors qu'aucun enseignement facultatif scientifique n'est actuellement proposé pour ce niveau.

    Demande n°3 : un enseignement facultatif de mathématiques en classe de Première doit permettre aux élèves qui le souhaitent de consolider ou de tester leur appétence pour les mathématiques, à l’image des mathématiques« expertes » de Terminale.

    Vous connaissez, Monsieur le Ministre, notre attachement à la qualité de la formation scientifique de notre pays et notre engagement en faveur de l'enseignement des sciences. La communauté scientifique, ainsi que le monde de la recherche et de l'industrie mobilisé et vigilant, souhaite avant tout le succès de la réforme engagée. Nous espérons que nos propositions recevront un accueil favorable de votre part.

    Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de notre considération la plus respectueuse.

    Liste des signataires :

    Stéphane VINATIER

    Président de l'ADIREM

    Serge LACASSIE

    Président de l'APBG

    Alice ERNOULT

    Présidente de l'APMEP

    Edwige GODLEWSKI

    Présidente de la CFEM

    Gilberte CHAMBAUD

    Présidente de la SCF

    Gérard BIAU

    Président de la SFdS

    Catherine LANGLAIS

    Présidente de la SFP

    Pierre PARADINAS

    Président de la SIF

    Thierry HORSIN

    Président de la SMAI

    Stéphane SEURET

    Président de la SMF

    Vincent PARBELLE

    Président de l'UdPPC

    Jean-François BEAUX

    Président de l'UPA

    Mickaël PROST

    Président de l'UPS

    Pour charger cette lettre : Lettre_ouverte_13mars2018_


  • 21 février 2018
    Communiqué sur la réforme du bac et du lycée
    Communiqué de la Société Informatique de France (SIF) sur la réforme du bac et du lycée présentée par J-M Blanquer  :  Lire le communiqué de la SIF

  • 23 janvier 2018
    Palmarès du concours #ScienceInfoStream
    Le palmarès du concours #ScienceInfoStream est en ligne. Félicitations aux auteurs et à leurs équipes :

    Steven de Oliveira pour l'obtention du premier prix avec la vidéo « Ressources humaines » ,

    et pour les deux accessits ex-aequo (dans l'ordre alphabétique)

    Axel Palaude avec « Faire parler une machine à café »

    et Natacha Portier avec « Un ordinateur en lego pour votre salon »

    Une mention spéciale a été attribuée « Programmation manuelle des thymio » pour l’implication des enfants dans une action de sensibilisation auprès du jeune public (Vidéo réalisée par Sophie Allion).   Les prix seront remis le 31 janvier au Palais de la découverte lors du congrès annuel de la SIF.  

  • 5 janvier 2018
    Sciences & Médias 2018 : Comment lutter contre la désinformation scientifique ?

    Organisées tous les deux ans par la SFP, la SCF, la SMF, la SIF, la SMAI, la SFdS, la BnF et l'AJSPI, les journées Sciences & Médias rassemblent journalistes, médiateurs, auteurs et scientifiques autour de la question de la place des sciences dans les médias.

     

    La dernière Journée Sciences & Médias s'est tenue à la Bibliothèque nationale de France le 11 janvier 2018 et était consacrée à la désinformation scientifique.

    Cette journée a été l'occasion de mettre en perspective les points de vue de différents professionnels tels que des sociologues des sciences, des scientifiques, des journalistes, des bloggeurs... afin de comprendre les enjeux de la diffusion de l'information, les problèmes rencontrés et les solutions pouvant être apportées.

    Rappel du programme